La Normandise Pet Food
Agrigaz Vire et la Normandise Pet Food
Un projet commun d'optimisation d'énergie
Protection de l'environnement
Des destinées désormais liées entre les deux structures, grâce à une récupération de la chaleur fatale de la Normandise Pet Food pour alimenter les digesteurs, mais aussi une valorisation des déchets fermentescibles de l'industrie agro-alimentaire.
Technicité innovante
Ce projet de territoire en injection directe a été rendu possible grâce à la mise en place d'un réseau de transfert d'énergie fatale depuis la Normandise, avec 5 kilomètres de tuyauterie. Ces énergies permettent de préchauffer la matière à hygiéniser.
Économie circulaire
Depuis l'exploitation agricole, des matières approvisionnent les lignes industrielles, tandis que les effluents alimentent l'unité de méthanisation. La chaleur fatale issue du processus de stérilisation alimente pour partie les pompes à chaleur d'Agrigaz.
Les chiffres-clés du partenariat
À Vire, la Normandise, qui fabrique des aliments pour chiens et chats, est engagée pour la planète via son partenariat avec Agrigaz, qui réunit une cinquantaine d’agriculteurs.
Cette unité, dotée de 3 méthaniseurs, augmente le débit de biogaz injecté dans le réseau GrDF et la part des énergies renouvelables produite en Normandie. L’entreprise agro-alimentaire a également mis en place un projet de récupération de chaleur fatale, soutenu par l’ADEME.
Le refroidissement d’1 700 000 pochons et 700 000 barquettes par jour génère de l’eau chaude. La deuxième source, trouvée avec le temps, émane paradoxalement de la chaleur du refroidissement.
« Du fait de notre process, nous dégageons une chaleur obligatoire dont on ne sait que faire. Nous chauffons des produits à 127° C pendant un temps qui peut varier de 20 à 50 minutes, avec de la vapeur, faite à partir de gaz naturel. Ensuite, il faut refroidir le produit, en le douchant avec de l’eau. Mais cette eau, elle-même, il faut la refroidir. C’est là que nous l’utilisons pour l’envoyer vers la méthanisation », détaille François Duquesne, co-directeur de la Normandise.
En 2012, la Normandise a lancé un audit énergétique afin d’obtenir la certification de norme ISO 50 001. Ce projet a permis d’identifier des sources de gain de performance en interne. Grâce à de bonnes pratiques et à des améliorations techniques, 15 à 20 % d’énergie ont pu être économisés.
« Nous avons analysé que nous pouvions faire profiter les autres de notre chaleur, d’où ce projet de chaleur fatale. À l’usine, nous stérilisons nos produits. Il en résulte une eau de refroidissement entre 40 et 85° C. L’idée d’utiliser les calories de cette eau pour alimenter un circuit de 2,5 km et chauffer ainsi l’unité de méthanisation, deux de nos ateliers et un entrepôt de logistique, nous est venue. Nous programmons dans l’avenir de chauffer des serres et des bâtiments qui s’implanteront dans la zone », explique François Duquesne, ingénieur industriel.
Ce projet de chaleur fatale industrielle, en synergie avec un autre domaine d’activité que le nôtre, le monde agricole, se trouve totalement novateur et ambitieux. Avec, dans les débuts, une chaleur produite de 4 544 MWH/an, le potentiel s’avère plus important. La revente de cette chaleur fournira des revenus permettant de financer l’investissement.
« Christian Duquesne, vétérinaire attaché au respect de la nature, est fortement engagé dans le développement du territoire du bocage virois et tient à ce projet qui génère de l’activité tout en protégeant notre planète pour les générations futures. Enfin, nos sous-produits étaient incinérés, la méthanisation permettra de les valoriser, afin de générer du gaz, lui-même consommé sur le site de la Normandise et sur tout le bassin virois. »
